Fifty states of fear

Note Cet article est une traduction, je n’en suis pas l’auteur original. Article original par Peter Ludlow, paru en anglais sur un blog du New York Times. Avec son aimable permission obtenue via Twitter.

Cinquante états de peur

Le philosophe britannique Bertrand Russel, écrivant alors que la Seconde Guerre Mondiale touchait à sa fin en Europe, observa que «on ne peut faire confiance ni à un homme, ni à une foule, ni à une nation pour agir humainement ou penser sainement sous l’influence d’une grande peur». La thèse de Russell était qu’une peur irrationnelle peut nous pousser à des activités contre-productives, depuis des guerres injustes et le traitement inhumain de nos semblables jusqu'à des cas plus banals tels que notre échec à saisir des opportunités pour améliorer nos vies quotidiennes.

Il est difficile de contredire l’affirmation de Russell. Nous savons tous que la peur peut altérer notre jugement. Nous avons laissé passer des opportunités dans nos vies personnelles et nous avons également vu des groupes et des nations causer de grands dommages et se défaire à cause de leurs peurs irrationnelles. Le XXème siècle était jonché de guerres et de nettoyages ethniques qui furent dans une large mesure poussés par la peur d’un État ou d’un groupe politique ou ethnique voisin. Étant donné cette évidente vérité, on pourrait supposer que les états démocratiques modernes, les leçons de l’histoire sous le bras, chercheraient à minimiser la peur — ou au moins à minimiser ses effets sur les processus de décision par délibération aussi bien en matière de politique extérieure qu’intérieure.

Mais aujourd’hui le contraire est fréquemment vrai. Même des démocraties fondées sur des principes de liberté et de bien commun prennent souvent le chemin d'états plus autoritaires. Elles ne travaillent pas à minimiser la peur, mais l’utilisent pour exercer un contrôle sur la populace et servir le but principal du gouvernement : consolider le pouvoir.

Hobbes dans Le Léviathan plaide que la peur motive efficacement la création d’un Contrat Social par lequel les citoyens cèdent leurs libertés au souverain. Les gens veulent naturellement être protégés du tort. Le gouvernant impose la sécurité et l’ordre en échange de la rémission de certaines libertés publiques. Tel que Hobbes l’envisageait, il n’y avait pas d’autre moyen : les humains, laissés sans un dirigeant souverain fort pour contrôler leurs actions, dégénéreraient dans le règne de la populace. C’est la peur de cet état de nature — pas du souverain en lui-même, mais d’un monde sans l’ordre que le souverain est capable d’imposer — qui nous conduit à former le Contrat Social et à abandonner au moins une partie de notre liberté.

La plupart des philosophes ont depuis rejeté cette image Hobbesienne de la nature humaine et le besoin d’un souverain. Nous avons appris que des États démocratiques peuvent prospérer sans un régent absolu. Les États-Unis d’Amérique ont été la preuve de concept originale de cette idée : un peuple libre, auto-gouverné peut prospérer sans un souverain agissant au-dessus de la loi. Même si les États-Unis ont révoqué des libertés en temps de guerre (et pour certains groupes en temps de paix), pour la majeure partie de son histoire le peuple n’a pas été sous le joug d’un souverain tout-puissant.

Cependant, depuis le 11 septembre des dirigeants des deux partis politiques aux États-Unis ont cherché à consolider le pouvoir en s’appuyant non seulement sur le danger d’une attaque terroriste, mais aussi sur le fait que ses éventuels auteurs seraient d’effrayants individus qui ne sont pas comme nous. Comme le président George W. Bush l’exprima avant une session conjointe du Congrès en 2001 : «Ils haïssent nos libertés : notre liberté de religion, notre liberté d’expression, notre liberté de voter et de nous rassembler et de ne pas être d’accord les uns avec les autres». L’an dernier le président Obama a amené l’ennemi plus près de chez nous, faisant valoir dans un discours à l’Université de Défense Nationale que «nous faisons face à une réelle menace, de la part d’individus radicalisés, ici aux aux États-Unis» — des individus radicalisés qui étaient «des individus dérangés ou exclus — souvent des citoyens des États-Unis ou des résidents légaux».

La politique de la peur de Bush est en général considérée la plus extrême, mais l’est-elle vraiment ? La formulation d’Obama place les «individus radicalisés» dans notre sein. Ils pourraient être des citoyens américains ou des résidents légaux. Et le sous-entendu est que si nous voulons les attraper nous devons commencer à chercher à l’intérieur. L’autre est parmi nous. Le prétexte pour l'état de surveillance est ainsi établi.

Et qu’on ne se méprenne pas sur la consolidation du pouvoir sous la forme du nouvel état de surveillance. Les révélations récentes par Edward Snowden ont dévoilé un programme de surveillance sans précédent, à la fois du monde et de la population américaine. Même Erik Prince, le fondateur du prestataire militaire privé Blackwater Worldwide pense que l'État-sécuritaire est allé trop loin :

L’Amérique est beaucoup trop rapide à troquer la liberté pour l’illusion de la sécurité. Qu’il s’agisse de permettre à la NSA d’aller beaucoup trop loin dans ce qu’elle intercepte de nos données personnelles ou à notre gouvernement de tout surveiller au niveau national et de dépenser beaucoup plus que nous ne le devrions. Je ne sais pas si je veux vivre dans un pays ou les loups solitaires et les attaques terroristes aléatoires sont impossibles parce que ce pays ressemblerait plus à la Corée du Nord qu'à l’Amérique

Le scandale généralisé à propos du nouvel état de surveillance a été suffisamment important pour que le président Obama annonce vendredi qu’il réduirait le budget de certains de ces programmes, tout en restant véhément dans son support pour la surveillance agressive dans son ensemble.

La chose intéressante à propos des mesures de sécurité qui sont prises aujourd’hui est qu’elles assurent un «théâtre de la sécurité». Ou peut-être est-ce en fait un théâtre de la peur.

Pendant l’administration George W. Bush nous avions le droit aux mesures de la menace terroriste par codes de couleurs. Elles étaient présentées comme un moyen de nous garder en sécurité, mais oscillant constamment entre l’orange et le rouge on peut soutenir qu’il s’agissait d’un dispositif pour nous rappeler d’avoir peur. De même pour les dépistages élaborés de l’Administration de Sécurité des Transports (TSA) aux aéroports. Les experts en sécurité indiquent clairement que ces procédures ne nous sécurisent pas plus, et qu’elles ne sont simplement que du théâtre. La seule question est de savoir si ce théâtre est supposé nous faire sentir plus en sécurité ou s’il est simplement prévu pour nous rappeler que nous sommes d’une manière ou d’une autre en danger. L’expert en sécurité Bruce Schneier suggère que cette dernière explication est la bonne :

En montrant de la méfiance, en nous déshabillant de notre intimité — et dans beaucoup de cas de notre dignité — en nous retirant nos droits, en nous soumettant à des règles arbitraires et irrationnelles, et en nous rappelant constamment qu’il s’agit de la seule chose entre nous et la mort aux mains des terroristes, le TSA et ses pareils sèment la peur. Et en faisant cela, ils jouent directement dans la main des terroristes.

Le but de terrorisme n’est pas de crasher des avions, ou même de tuer des gens ; le but du terrorisme et de causer de la terreur. […] Mais des terroristes ne peuvent pas tout faire. Ils ne peuvent pas nous retirer nos libertés individuelles. Ils ne peuvent pas réduire nos libertés fondamentales. Ils ne peuvent pas, par eux-mêmes, causer autant de terreur. C’est notre réaction au terrorisme qui détermine si nos actions sont en fin de compte couronnées de succès ou non. Que nous permettions aux gouvernements de nous faire ces choses — faire en réalité le travail des terroristes pour eux — est le pire de tous les torts.

Comme le philosophe norvégien Lars Svendsen le note dans son livre Une Philosophie de la Peur, Hobbes avait déjà anticipé le besoin pour le souverain de manipuler nos peurs. L'État, écrit Sweden, «doit convaincre les gens que certaines choses devraient être craintes plus que d’autres, puisque les gens ne craindront pas, juste comme ça, ce qui est approprié du point de vue de l'État. Hobbes observe que ceci peut nécessiter une certaine dose de mise en scène par l'État, qui exagère certains phénomènes et en amoindrit d’autres».

Un moyen par lequel nos peurs peuvent être manipulées par le gouvernement et de nous conduire à craindre le moindre danger. Schneier fournit un simple exemple de cela : le 11 septembre a entraîné les gens à craindre de manière irrationnelle les transports aériens et les a poussé vers la route plus dangereuse du voyage en automobiles.

Un autre exemple de cette manipulation de la peur a eu lieu dans le cas des attentats du marathon de Boston le 15 avril, dans lequel le Département de Police de Boston a en pratique imposé la loi martiale et pris le contrôle des demeures d’habitants et les a utilisé comme des postes de commande dans leur effort pour appréhender les criminels. Les attentats étaient terribles (trois personnes mortes et plus de 260 blessées), mais juste deux jours plus tard une nouvelle chose terrible se produisit : une explosion géante dans une usine de fertilisant au Texas tua au moins 14 personnes et en blessa plus de 160. Pendant un moment nous avons tous retenu notre respiration collective. Pouvait-il s’agir de terroristes ?

Quand nous avons appris qu’il s’agissait probablement d’un accident causé par l’embrasement d’un stock de nitrate d’ammonium, un soupir collectif de soulagement se fit entendre, puis plus un seul mot sur l'événement. Mais pourquoi ? Et si l’explosion dans cette usine faisait partie d’un problème plus grand de sécurité industrielle ? En fait, d’après un rapport par le Service de Recherche du Congrès des États Unis, des milliers d’usines industrielles à travers le pays font courir des risques de dommages similaires aux populations avoisinantes.

Pendant ce temps, 300 000 résidents de Virginie Occidentale étaient sans eau potable la semaine dernière après que 28 mètres cubes de méthanol 4-methylcyclohexane aient fuit dans la rivière Elk d’une cuve de stockage industrielle d’une usine possédée par une entreprise appelée Freedom Industries (Industries Liberté). Peu ou pas d'émissions télévisées du dimanche ont parlé de la question, mais imaginaient la peur qui aurait été instillée dans ces émissions si des terroristes avaient empoisonné l’eau de ces 300 000 américains. Bien sûr le danger est le même que la cause soit le terrorisme ou l’indifférence et la malfaisance sociale.

Les dangers ne sont pas limités aux événements de grande envergure. En 2012, d’après le Bureau des Statistiques du Travail, 4383 travailleurs ont été tués au travail, et il en a été ainsi ou pire depuis le 11 septembre. En d’autres termes, nous subissons un 11 septembre tous les ans en terme d’accidents mortels du travail.

Mais le problème n’est pas limité aux morts au travail. Le AFL-CIO (Fédération Américaine du Travail - Congrès des Organisations Industrielles) estime que 50 000 personnes de plus meurent tous les ans de maladies professionnelles. Et rien de tout cela ne tient compte des milliers de travailleurs qui sont handicapés à vie chaque année.

Au total, 54 000 américains meurent tous les ans de maladies et d’accidents liés au travail. C’est l'équivalent de 148 morts par jour ; en terme de dommages humains, c’est à peu près un attentat du marathon de Boston toutes les demi-heures de chaque jour.

Mais alors que nous dépensons plus de 7 milliards de dollars par an pour le théâtre national de la sécurité du TSA dans lequel 58 000 employés du TSA s’assurent que nous ne transportons pas trop de dentifrice ou de shampoing dans les avions, le budget pour l’Administration de la Santé et de la Sécurité Professionnelle est sous les 600 millions de dollars par an. Il semble que notre estimation des menaces présente des défauts.

Nous sommes conditionnés à avoir peur de personnes dans des caves au Pakistan mais pas de la destruction de nos réserves d’eau par les foreurs, les accidents industriels massifs, les changements climatiques ou les morts liées au travail de 54 000 travailleurs américains chaque année. La peur de menaces extérieures nous a conduit à ignorer les dangers plus réels de l’intérieur.

La peur nous a aussi conduit à livrer une «guerre à la terreur» qui, comme le chroniqueur politique Jeremy Scahill l’a montré dans son livre Guerres Sales, créée toujours plus d’ennemis. Comme Scahill en décrit les résultats, les listes de sept cibles à abattre des Forces Spéciales des États Unis ont donné lieu à des listes de cent cibles à abattre, qui à leur tour ont donné lieu à des listes de millier de cibles à abattre aujourd’hui. Est-ce qu’il ne vient pas à l’esprit des États Unis que les frappes de drones et les assassinats créent plus de terroristes qu’elles n’en neutralisent ? Peut-être que si, mais qu’il a été calculé que ça n’avait pas d’importance. Les ennemis fraîchement créés peuvent être utilisés pour capter plus de peur, plus de restrictions sur nos libertés, et la boucle est bouclée. On pourrait soutenir que les États Unis sont devenus un gouvernement de la peur, par la peur et, finalement, pour la peur.

Les guerres de drones d’Obama surgissent aussi des hypothèses Hobbesienne sur la société — que le souverain, enrôlé pour imposé l’ordre, est au-dessus de la loi. Le souverain est libre de faire tout ce qui est en son pouvoir pour imposer l’ordre. Si les États Unis doivent être en charge d’assurer l’ordre dans le monde, alors leurs souverain est au-dessus de la loi. Voilà où se trouve la racine du soi-disant exceptionnalisme américain.

Svendsen décrit ainsi la dynamique : «Le Contrat Social est absolument obligatoire pour tous les citoyens, mais le souverain lui-même n’est pas sujet au Contrat qu’il entreprend de garantir. De même, les États-Unis sont conçus comme étant les garants d’un monde civilisé, comme le pays pouvant maintenir l’ordre moral, mais qui se tient en dehors de cette ordre». La peur est en train de conduire les États-Unis à se croire au dessus de la loi.

La peur est même utilisée pour nous empêcher de questionner les décisions soi-disant prises pour notre sécurité. Le fondement de cette approche dans notre gouvernement peut être retracé jusqu’aux décombres brûlants du World Trade Center, illustré par cette déclaration de John Ashcroft, alors ministre de la justice des États-Unis, en décembre 2001 : «À ceux qui épouvantent des gens pacifique avec des fantômes de liberté perdue, mon message est le suivant. Vos tactiques ne font qu’aider les terroristes, parce qu’elles érodent notre unité nationale et diminuent notre résolution. Elles donnent des munitions aux ennemis de l’Amérique, et donnent à réfléchir aux amis de l’Amérique».

Comme l’observe Svendsen, le raisonnement d’Ashcroft sort tout droit du manuel du philosophe juridique allemand Carl Schmitt, tristement célèbre pour avoir défendu les meurtres extrajudiciaires des ennemis politiques de Hitler. Schmitt aussi sentait que l’unité nationale était primordiale et que la liberté devait être assujettie à la sécurité. Svendsen écrit :

Un acte politique consiste seulement à maintenir sa propre existence et à détruire ceux qui la menacent, et il y a peu de place pour emporter les conflits par la discussion. Une telle action politique est le droit exclusif de l'État, et afin de se maintenir lui-même l'État doit aussi éliminer tous les ennemis de l’intérieur, c’est-à-dire tout ceux qui se fondent pas dans une unité homogène. Toute théorie politique authentique doit, selon Schmitt, partir du principe que l’homme est mauvais, que l’homme est un être dangereux. C’est là, dans la peur de ce que les humains peuvent se faire les uns aux autres, que l'État trouve la justification de sa propre existence — la capacité de l'État à nous protéger est l’argument pour nous y soumettre.

La peur est un état primal de l’humain. Depuis la plus tendre enfance, nous avons peur des montres de notre imagination, rodant dans les placards sombres, sous les lits, dans les ruelles désertées, mais maintenant nous avons aussi peur des monstres dans les déserts du Yemen et dans les montagnes du Pakistan. Mais peut-être est-il possible de s’interrompre et de refréner nos peurs par l’observation attentive de la réalité — exactement comme nous pourrions me conseiller pour essayer de calmer et réconforter un enfant terrorisé. Nous pourrions trouver que, en réalité, le danger le plus immédiat pour notre société démocratique vient de ceux qui rodent dans l’antichambre du pouvoir à Washington et dans d’autres capitales nationales et essayent de manipuler nos peurs à leurs propres desseins.

Quels sont ces desseins ? Ils s’agit typiquement de la protection d’intérêts financiers. En 1990, le Secrétaire d'État James Baker tenta de plaider en faveur de la première Guerre du Golfe sur des bases économiques. «Le cordon ombilical économique du monde industrialisé», dit-il, «part du golfe et nous ne pouvons permettre à un dictateur de s’y asseoir à califourchon.»

Cette raison, bien qu’honnête, ne trouva pas d'écho parmi le peuple américain — elle semblait difficilement justifier la guerre. L’administration George W. Bush abandonna la justification économique et se tourna vers la peur comme une motivation. On nous dit que Saddam Hussein avait des armes de destruction massives. Si nous n’agissions pas contre lui, soutint la conseillère en sécurité Condoleezza Rice, la prochaine chose que nous verrions pourrait bien être un «nuage en forme de champignon».

Ce manuel de la peur n’a pas été limité à la motivation d’actions militaires. Les écologistes, autrefois tournés en dérision sous le nom de hippies («tree-huggers», littéralement «câlineurs d’arbres» dans le texte original NdT) sont maintenant souvent caractérisés comme des «terroristes environnementaux» — comme des individus que nous devrions craindre et neutraliser. L’hacktiviste Jeremy Hammond, qui exposa les infâmes affaires de la société de renseignements privée Stratfor et de ses clients, fût décrit comme quelqu’un cherchant à causer «le chaos» par la Juge Fédérale de District Loretta Preska lorsqu’elle le condamna à 10 ans de prison.

Dans tous les cas, les images de nuages en formes de champignons, les terroristes environnementaux et les agents du chaos furent utilisés pour justifier des actions qui auraient autrement semblé excessives — tout cela au service de la protection des intérêts privés.

Quelle que soit leur motivation, en utilisant la peur pour induire le repli des droits individuels, les politiciens, les juges et les législateurs travaillent contre les principes et les idéaux démocratiques chèrement acquis que nous et les autres démocraties avons défendu pendant presque 250 ans. Ils manipulent nos peurs pour défaire des siècles de réforme démocratique. Et peu importe si le dirigeant investi est appelé un roi ou un premier ministre ou un président ; le résultat final reste que la peur a été utilisée pour nous replacer sous le joug du souverain de Hobbes et du prince de Machiavel.

Pourtant en fin de compte nous ne sommes pas impuissants. Nous pouvons résister à notre premier élan de crainte. Nous n’avons peut-être pas pour le moments les réponses aux dangers très réels auxquels nous sommes confrontés dans ce monde, mais nous pouvons commencer à identifier ces dangers et chercher des solutions une fois que nous surmontons notre peur. Ou comme l’exprimait plutôt élégamment Bertrand Russel, alors que la Seconde Guerre Mondiale touchait à sa fin, «vaincre la peur est le commencement de la sagesse».

Peter Ludlow, professeur de philosophie à l’université de Northwestern, écrit fréquemment sur la culture numérique, l’hacktivisme et l'état de surveillance.


Written by Lertsenem in traductions on Thu 09 April 2015. Tags: french, traduction,